Chapitre VI

Domtar fait une proposition aux syndiqués

Le 9 novembre 1968, les négociations reprennent à Québec. Afin de faciliter le dénouement de la crise, le directeur-général de la Fédération des pâtes et papiers (CSN), René Cormier, participe aux pourparlers. Les employés de Domtar assurent désormais les services de chauffage et d’électricité dans les usines et le climat s’améliore à la table des négociations.

Dans un bureau du ministère du travail, Raymond Pinard entreprend de nouvelles discussions avec Claude Gosselin. L’entretien est plus cordial et on s’attend à des développements importants dans le domaine des concessions forestières.

Gosselin : « Le gouvernement du Québec serait prêt à vous accorder de nouvelles concessions forestières à la condition qu’elles servent les intérêts des employés de Domtar et de la population des Cantons-de-l’Est. Quels forêts votre compagnie souhaite-t-elle exploiter pour le bien commun ? »

Pinard : « Nous désirons les forêts disponibles dans le Nord de l’Abitibi et les Cantons-de-l’Est. Nous avons de grands projets pour les prochaines années ; nous avons autant besoin de bois mous que de bois francs. En fait, c’est plusieurs millions que nous désirons investir à Windsor et Lebel-sur-Quévillon pour rendre nos usines concurrentielles à l’échelle nord-américaine. »

Gosselin : « Vous ne croyez tout de même pas que nous vous accorderons la totalité de nos forêts disponibles au Québec ! D’autant plus que vous n’accordez aucune garantie quant à l’avenir de vos usines dans les Cantons-de-l’Est. De plus, les travailleurs forestiers et les scieries souhaitent un meilleur contrôle de nos ressources naturelles et une part plus importante des bénéfices de l’exploitation forestière. »

Pinard : « C’est à prendre ou à laisser! Nous sommes prêts à tout pour sauvegarder et accroître notre part du marché en Amérique du Nord. Si vous refusez, l’armée devra intervenir à nouveau et provoquera des incidents irréparables. Votre avenir et celui de la population d’East Angus est entre vos mains. »

Gosselin : « Mais que garantissez-vous en retour ? Pouvez-vous m’assurer que vous ne fermerez pas l’usine d’East Angus, du moins jusqu’à ce qu’elle soit vendue à de nouveaux propriétaires ? »

Pinard : « Tout dépendra de ce que vous avez à nous offrir. Une compagnie comme Domtar peut se permettre de perdre quelques millions quand il s’agit d’assurer sa survie. Son président, Alex Hamilton, est visiblement à l’aise avec cette solution si vous nous concédez les terres de la Courronne pour un terme de 30 ans, renouvelable à la fin des années ‘ 90. »

Gosselin : « Pour le moment, je ne peux vous assurez la totalité des concessions forestières disponibles au Québec. Je suis disposé à en discuter avec mes collègues de l’Assemblée nationale et le premier ministre du Québec ; je vous demande cependant de faciliter les échanges à la table des négociations et de faire preuve de souplesse concernant les conditions salariales et les clauses normatives. Vous y gagnerez au change! »

Pinard : « D’accord! Je crois que nous commencons à nous comprendre. J’attends de vos nouvelles mais ne croyez pas que nous cesserons complètement nos moyens de pression. Notre compagnie connaît bien le milieu ouvrier et elle se servira de lui comme d’un pressoir à jus, si elle le juge à propos. »





 

***

Le 11 novembre, Domtar propose une première augmentation de 17 cents l’heure pour les deux prochaines années et une seconde de 7 cents l’heure pour les six derniers mois de la convention collective. Même si la CSN juge la proposition inacceptable, elle annonce à la population que la compagnie fait enfin preuve de bonne volonté pour régler le conflit : « Pour la première fois depuis le début de la grève, Domtar fait une proposition ; c’est une proposition inacceptable, mais c’est un commencement1. »

 

À l’Assemblée nationale, le ministre Maurice Bellemarre demande aux parties de ne pas annoncer publiquement les décisions prises à la table des négociations : « La médiation dure depuis déjà une trentaine d’heures. Il reste encore sept ou huit autres questions à régler touchant les clauses normatives. La compagnie a fait une contre-proposition incluant un changement important quant à la durée de la convention collective. Ce n’est pas en faisant des déclarations à l’extérieur qu’on avancera le réglement du conflit. Ceci a pour effet de changer le climat de travail à la table des négociations. Je dois dire que ce n’est pas facile dans les circonstances que l’on connaît!2»

Le 15 novembre, Réal Mireault annonce qu’il présentera une proposition globale de règlement au cours de l’après-midi. Vers 18 heures, il fait savoir que la rencontre est annulée et remise à une date ultérieure ; elle n’aura lieu que le 19 novembre, soit quatre jours plus tard. Le médiateur suggère une augmentation de 35 cents l’heure sur trois ans, dont 21 cents pour les deux premières années de la convention collective.

La CSN rejette la suggestion et maintient sa demande initiale, soit une augmentation de 35 cents l’heure sur deux ans. Même si plusieurs éléments touchant les clauses normatives lui semblent également inacceptables, Jean-Guy Morin mentionne que la recommandation globale sera soumise aux employés de Domtar.

Le 20 novembre, dans une lettre adressée à chacun des 1 200 grévistes, Domtar se dit prête à accepter l’offre du médiateur malgré « les charges économiques additionnelles qu’elle comporte ». Elle y joint la copie intégrale de la recommandation et souligne que « si les employés la rejettent, Domtar n’aura d’autres choix que de maintenir son offre de 24 cents l’heure sur deux ans »3. La compagnie accepte également de verser un montant forfaitaire de 65 $ à chaque employé d’usine et propose aux employés de bureau une augmentation de 56 à 68 $ par mois, selon la classification individuelle.

Les grévistes se questionnent sur le fait que les copies de la proposition, déposées la veille aux représentants patronaux et syndicaux, puissent se retrouver dès le lendemain dans leur courrier. « La seule explication, mentionne Oscar Fournier, est que l’offre du médiateur qui devait être présentée en primeur au comité syndical a d’abord été remis et discuté avec Domtar4. »

La journée même, un journal local de Sherbrooke déplore la situation qui sévit à East Angus et Windsor. « Le Sherbrookois » reproche aux grévistes de Domtar leur attitude cavalière depuis le début du conflit : « Nous trouvons déplorables que, dans la grève d’East Angus et de Windsor, près de 5 000 hommes demeurent inactifs et sans salaire. Oui, nous trouvons déplorables que ces villes soient acculées à la faillite... Si seulement les syndicats voulaient comprendre que le papier fabriqué chez-eux coûte 15 $ par 100 livres, alors que le même produit américain est offert à 13,27 $ au Canada. Que les ouvriers travaillent 40 heures par semaine au taux moyen de 2,96 $ et ils recevront 118,40 $, soit 21 $ de plus que la moyenne de salaire à Sherbrooke. Ainsi, Domtar pourra assurer du travail à ses employés au lieu de diminuer ses activités dans la région5. »

Le 21 novembre, les syndiqués sont appelés à se prononcer sur les offres salariales et normatives de la compagnie. À Windsor, le Comité syndical de négociation prévoit tenir un vote secret mais, à la suggestion de Clément Potvin, les grévistes choisissent de voter à main levée. Quelques syndiqués s’opposent à la décision, mais on leur fait savoir que leur attitude est mal vue. Finalement, les grévistes rejettent à l’unanimité la proposition du médiateur.

À East Angus, une vingtaine de syndiqués souhaitent tenir une réunion préalable au vote, sans la présence des officiers du Syndicat. Ils désirent reconsidérer une résolution adoptée lors de leur dernière assemblée qui maintient leur demande salariale à 35 cents l’heure sur deux ans. Cette réunion « privée » n’aura jamais lieu ; par un vote à main levée, la majorité des grévistes choisissent de maintenir la résolution et rejettent du même coup la proposition Mireault.

East Angus au banc des accusés

Le 23 novembre, des policiers de la Domtar qui se prétendent journalistes se présentent au local des syndiqués de Windsor ; ils s’entretiennent avec eux et filment les lieux. S’apercevant qu’il s’agit d’agents privés de la compagnie, les grévistes saisissent leur caméra et les mettent à la porte après de sérieuses altercations. À partir de cet instant, la CSN comprend que Domtar surveille ses membres, photographie les événements et enregistre les conversations. Sept grévistes de Windsor, dont les dirigeants syndicaux Valère Dion et Charles-Aimé Ferland, sont arrêtés en lien avec cette affaire. Ils devront se présenter en cour le mois suivant pour répondre à une accusation de vol avec violence.

Le 27 novembre, une vingtaine de grévistes d’East Angus se présentent au palais de justice de Sherbrooke pour avoir violé les injonctions émises contre eux. Le gérant de l’usine, Frank Mc Kenzie, leur reproche d’avoir fait du piquetage sur sa propriété privée et isolé son véhicule entre les voitures de deux syndiqués. Un autre dirigeant de Domtar les accuse d’avoir jeté une pierre de cinq pouces de diamètre devant sa voiture et d’y avoir lancé un oeuf à l’intérieur. Par ailleurs, des contremaîtres affirment avoir été l’objet d’humiliations, d’insultes et d’intimidation de la part des accusés.

Le lendemain, des représentants de Domtar soutiennent en cour que le président du syndicat d’East Angus, Oscar Fournier, a porté atteinte à l’autorité et à la dignité de la Cour supérieure en déclarant publiquement « quune injonction, ce n’est que du papier, on peut mettre n’importe quoi dans ça »6. En défense, Fournier répond qu’il faisait allusion à la requête en injonction et non à l’injonction elle-même ; toutefois, suite à son témoignage, deux cadres de la compagnie nieront catégoriquement ses propos.

Le 29 novembre, le président de la CSN, Marcel Pépin, envoie un télégramme au président-général de Domtar, T.N. Beaupré, l’invitant à venir rencontrer la partie syndicale à Sherbrooke : « Depuis le début de la grève, il n’y a eu qu’une dizaine de jours de vraies négociations. Il a été possible de faire un bout de chemin, mais tout le monde comprendra que ce n’est pas suffisant lorsqu’un conflit dure depuis quatre mois. Il suffirait d’un effort supplémentaire pour trouver une solution satisfaisante aux deux parties7. »

Beaupré répond que Domtar accepterait de rencontrer la CSN, mais uniquement dans le cadre des propositions présentées par le médiateur. Il suggère également la reprise immédiate des opérations aux usines d’East Angus et Windsor : « Je considère qu’il serait malhonnête de reprendre les négociations ; ce serait induire en erreur nos employés et la population des Cantons-de-l’Est. À moins qu’il soit parfaitement entendu que les discussions aient uniquement pour objet la reprise des opérations à East Angus et Windsor dans le cadre de la proposition faite par le médiateur8. »

Le 2 décembre 1968, les dirigeants syndicaux de la CSN attendent en vain la venue des représentants patronaux à Sherbrooke. Ils interprètent leur absence comme un refus de négocier et se demandent si Domtar n’a pas provoqué la grève pour justifier une fermeture possible des usines : « Peu ou pas de négociations en quatre mois, ce n’est pas normal...9» En conférence de presse, ils se questionnent sur le retrait du gouvernement du Québec de la table des négociations et le silence du ministre des Terres et Forêts dans le dossier.

S’adressant à Claude Gosselin, le directeur-général adjoint de la Fédération des pâtes et papiers à Windsor (CSN), Jean-Guy Morin, se fait étrangement le porte-parole des préoccupations de Domtar : « Comment se fait-il que le ministre n’ait pas dit publiquement s’il y a assez de bois dans la région pour fournir les usines déjà existantes et, sinon, quelles mesures il entend prendre pour régler ce problème et éviter la fermeture des usines ? Car peu importe le règlement, s’il n’y a pas assez de bois...10» Pour justifier son absence de la rencontre, Raymond Pinard déclare que l’équipe patronale attendait la réponse de la CSN au télégramme de la compagnie avant de reprendre les négociations. Pour montrer sa bonne foi, il précise qu’il y a eu 79 séances de travail depuis le mois de février, mais que ces efforts n’ont rien donné.

Démission surprise de Clément Potvin

Le 3 décembre, La Tribune annonce la démission du directeur de grève de Windsor, Clément Potvin. Après quatre mois de grève, il abandonne les 1 200 syndiqués au beau milieu de la tempête ; pire encore, il quitte définitivement la CSN pour laquelle il a travaillé à titre de permanent syndical durant de nombreuses années. Soulignant que Potvin s’est absenté de la région pour plusieurs jours, le quotidien écrit : « Mettant l’accent sur des raisons personnelles pour justifier son départ, M. Potvin admet toutefois que d’autres motifs, intimement reliés au conflit qui sévit présentement à Windsor et East Angus, ont aussi influencé sa décision. »

« Chose certaine, poursuit La Tribune, la population se demande présentement comment expliquer qu’un directeur de grève qui a été aussi actif parmi son groupe de grévistes au cours des quatres derniers mois ait décidé de laisser tomber toute l’affaire. Se souvenant combien M. Potvin a incité ses hommes à tenir dans le présent conflit, la population se demande aujourd’hui quelles pressions ont réussi à avoir raison de sa ténacité. »

Le quotidien se questionne également sur l’attitude de la CSN : « Considérant le rôle difficile d’un directeur de grève, plus particulièrement dans un conflit d’envergure comme celui de la Domtar, on se demande comment il se fait que M. Potvin ait quitté son poste sans que les dirigeants de la CSN réussissent à retenir ses services, ne fusse que pour amoindrir l’impact d’une telle décision sur les grévistes11. »

Une rumeur circule également à Windsor à l’effet que d’autres démissions seraient survenues dans les rangs de la CSN. Le directeur régional de la CSN, Jean-Jacques Lafontaine, ne dément pas la rumeur, mais affirme « qu’il ne sait pas s’il y a eu d’autres démissions »12. Par ailleurs, après entente entre Domtar et le syndicat des employés de Windsor, les procédures judiciaires pour outrage au tribunal exercées à l’endroit de Potvin sont remises au 16 décembre 1968.

L’hypothèse d’une complicité entre Clément Potvin et Domtar en échange de certains avantages financiers ou professionnels demeure plausible. Maintenant que la compagnie a obtenu des engagements formels de la part du ministre Gosselin au sujet des concessions forestières, elle n’a désormais plus besoin des services du directeur de grève de Windsor. De plus, les récentes attaques dont lui et ses proches collaborateurs ont été victimes (menaces, intimidations, tentative d’explosion, etc.) laissent entendre que certains syndiqués au sein de la CSN se doutaient de cette complicité. Dans ces circonstances, il fallait mieux quitter les rangs de la Centrale syndicale.

Par ailleurs, une enquête interne au sein de la CSN révèlera que Clément Potvin et deux de ses collaborateurs auraient détournés à des fins personnelles des montants destinés au fond de grève des syndiqués de Windsor. Pour cette raison, ils auraient été invités à quitter les rangs de la Centrale syndicale pour éviter que l’affaire ne prenne des proportions plus considérables13.

Bien que Clément Potvin reconnaisse lui-même que son départ est intimement relié au conflit, Jean-Guy Morin dément ces allégations : « La démission de Clément Potvin n’a aucun lien direct avec les grèves qui sévissent à Windsor et East Angus depuis le 18 juillet dernier. Et le mouvement syndical demeure, même si les hommes partent14. » Pour éviter une démobilisation générale et maintenir sa crédibilité, la CSN ne fera jamais mention d’un complot possible entre la compagnie et Clément Potvin. Elle maintiendra le silence et évitera de rappeler la grève de 1968, même si elle a constitué une étape marquante de son histoire.

C’est Arthur Lapointe qui assumera désormais le poste de directeur de grève à Windsor. De son côté, Jean-Guy Morin fera intervenir le Conseil économique régionale des Cantons-de-l’Est (CERCE) auprès du ministre des Terres et Forêts pour qu’il accorde des garanties d’approvisionnement en bois à Domtar, assurant du même coup la survie de l’usine de Windsor. Après avoir également obtenu l’abandon des poursuites judiciaires à l’endroit des leaders syndicaux de Windsor (Potvin, Dion, Péloquin et Ferland), Morin fera signer une convention collective à rabais aux 1 200 employés de la Domtar.

Le CERCE intervient auprès de Gosselin

Se disant sensible au problème de survie des usines Domtar dans les Cantons-de-l’Est, le CERCE annonce qu’il désire désormais participer aux négociations. Son président, Jacques Lemieux, affirme que le Conseil économique régionale se rend compte de l’impasse qui amène chaque jour une détérioration plus grande de la situation. L’organisme propose que « l’offre du médiateur soit reconsidérée en ajoutant la garantie par Domtar de la survie des usines de Windsor et East Angus pour au moins une génération15. »

Le 5 décembre, les représentants du CERCE rencontrent les dirigeants de la compagnie qui reconnaissent avoir une responsabilité sociale dans le développement d’East Angus et de Windsor. À cette occasion, Raymond Pinard déclare : « Nous reconnaissons le caractère unique des usines et nous sommes prêts à assumer notre part de responsabilités16. »

Dès le lendemain, le président du CERCE obtient une entrevue avec Jean-Guy Morin aux bureaux de la Centrale syndicale à Sherbrooke. Prétendant que le problème majeur qui menace la survie des usines Domtar dans les Cantons-de-l’Est est la pénurie de matières premières, ils choisissent d’impliquer directement le ministre des Terres et Forêts dans les discussions. Ils convoquent aussitôt une réunion pour le 9 décembre 1968 afin de discuter avec Raymond Pinard et Claude Gosselin de l’approvisionnement en bois des usines de Windsor et East Angus. « Les parties assumaient par là, écrit La Tribune, qu’il fallait comprendre les besoins de Domtar et voir ensuite si le gouvernement provincial pouvait, par des mesures législatives, planifier l’exploitation de la forêt pour le plus grand intérêt de la région17. »

Entre-temps, une trentaine de femmes d’East Angus envahissent une assemblée syndicale présidée par Gérard Taylor. Elles protestent avec véhémence contre le dernier vote à main levée en affirmant qu’une grande partie des grévistes ont rejeté les offres du médiateur de peur d’être intimidés. « Nos maris se font traiter de scabs parce qu’ils manifestent le désir de retourner au travail. Ils ne peuvent plus supporter cette grève qui dure depuis le 18 juillet. Nous voulons que nos maris retournent au travail le plus tôt possible. Nous en avons par-dessus la tête de nous faire vivre par le Syndicat. »

Elles s’en prennent violemment au Comité des dames, qu’elles accusent de « vouloir faire de l’argent sur le dos des syndiqués et de favoriser le prolongement de la grève »18. À leur tour, les membres du Comité protestent vigoureusement en soutenant que leur travail est bénévole et que « personne dans cette salle n’a désiré la grève, pas plus que le reste de la population »19. Finalement, les épouses des grévistes somment Taylor de reprendre le scrutin et de tenir un vote secret sur les propositions du médiateur Mireault. Le directeur de grève convoque aussitôt une assemblée d’information pour le lendemain après-midi.

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Références — Chapitre VI

1. La Tribune, 12 novembre 1968, p. 1

2. La Tribune, 13 novembre 1968, p. 1

3. La Tribune, 21 novembre 1968, p. 3

4. La Tribune, 11 décembre 1968.

5. Le Sherbrookois, 20 novembre 1968.

6. La Tribune, 30 novembre 1968, p. 2

7. Ibid, p. 1

8. La Tribune, 2 décembre 1968, p. 1

9. La Tribune, 3 décembre 1968, p. 1

10. Ibid.

11. Ibid.

12. La Tribune, 4 décembre 1968, p. 3.

13. Jean-Guy Morin et Florent Boisvert

14. La Tribune, 4 décembre 1968, p. 3.

15. La Tribune, 7 décembre 1968, p. 2

16. Ibid.

17. Ibid.

18. Ibid.

19. Ibid.

 

 

 

 

 

 




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